mercredi 30 juin 2010

Militärhistorisches Museum & Friedhof

00h43
Une tournée de billets avant mon départ, puisque dès demain, je quitte Dresden et irai passer quelques jours à Berlin en compagnie de mes parents. Retour prévu ce dimanche, à moins d'une catastrophe majeure !

N'étant pas certaine que j'aurai accès à une connexion comme celle de ma résidence et sachant qu'écrire des billets une fois à mon retour serait différent, je préfère passer la nuit à bosser sur ce blogue, quitte à ne pas aller au lit. Je pourrai ainsi savourer mes dernières 24 heures à Dresden !

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Vendredi dernier, le 25 juin, visite du musée d'histoire militaire de Dresden. Encore une fois, un guide nous accompagne et le prix d'entrée, grâce à notre carte du Goethe Institut, est ridicule (2€).


Le musée est située sur la Stauffenbergsallee, qui porte le nom de celui qui tenta d'assassiner Hitler. Je me devais de prendre le nom de l'allée en photo, parce que mon professeur de First et Second World War, Pr. Hoffmann, a consacré une bonne partie de sa carrière académique à Stauffenberg. Il a notamment été consultant historique pour le film Valkyrie, avec Tom Cruise dans le rôle-titre, qui relate les circonstances de la tentative d'assassinat.


Le musée toujours en construction, avec à gauche, son aile moderne. L'angle que le pavillon moderne délimite les endroits où les Alliés ont laissé tomber des bombes de lumière, de manière à démarquer la zone à bombarder.


À l'intérieur du musée, des avions comme des sous-marins, des costumes du début du XIXe siècle aux soldats contemporains.


Le début de la seconde section de l'exposition, qui s'attardait à l'Après-guerre jusqu'à aujourd'hui. Le musée était divisé en deux, ouest et est, évidemment. On voiti ici une vitrine avec des reliques de la Seconde Guerre mondiale et du Troisième Reich déchu.


Une affiche des Alliés, sur laquelle on peut lire "Nuremberg Coupable !". La guide nous a raconté une anecdote intéressante : pour être certain que le message soit bien diffusé, de telles affiches étaient utilisées comme papier d'emballage chez le boucher, par exemple.


Le dépôt du musée, auquel on n'a accès qu'avec une visite guidée.


Un des moments forts de la visite : un morceau du mur de Berlin du côté de l'Est. On peut y voir la Statue de la Liberté transportée par un bulldozer.


L'anecdote la plus intéressante à mon avis : la guide nous a expliqué combien les dirigeants de la DDR clamaient défendre les Allemands de l'Est contre les fascistes de l'Ouest en construisant le Mur. Toutefois, quand on observe la fondation du mur, on s'aperçoit que la base du côté de l'Est est allongée de telle façon qu'un Panzer (un tank) éprouverait plus de difficulté à démolir le mur... en provenance de l'Est ! Défendre les Allemands contre les fascistes ? Plutôt les tenir en cage !


Une affiche de propagande à mourir de rire. Traduction : "J. W. Staline, le chef/guide et l'enseignant/pédagogue de l'humanité dans le combat pour la paix, la démocratie et le socialisme." Un joli condensé d'humour (noir).

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Nous avons poursuivi notre promenade à travers d'autres quartiers de la ville. Jodie l'Américaine, au cours de ses explorations solitaires de Dresden, était tombée sur un cimetière et voulait que nous en fassions la visite. Après un musée militaire, l'idée était probablement logique.

Arrêt dans une église qui, au contraire de la Frauenkirche, n'a pas bénéficié d'efforts de reconstruction. Elle n'en était pas moins jolie.







Le cimetière que nous avons pu visiter (un autre, très joli, semblait fermé au public) était très intéressant. J'ai pu constater énormément de décès entre 1935 et 1950, l'avant et l'après-guerre.

Il y avait des énormes tombes familiales telles que celle-ci :



Le cimetière était très bien entretenu. Nous avons croisé plusieurs personnes venues rendre leur hommage ou bien planter de nouvelles fleurs (quoique l'un ne vas pas sans l'autre...).




Une tombe intéressante d'un point de vue historique : deux fils morts sur le champ de bataille de la Première Guerre mondiale.

dimanche 27 juin 2010

La WM sur le bord de l'Elbe

Un petit billet sur le thème de la Coupe du Monde (Weltmeisterschaft). Je suis tout sauf sportive et je ne m'y connais aucunement en foot, mais l'ambiance ici est électrique et je deviens la supporter de facto des pays de mes amis.

Vendredi dernier, le 25 juin, l'Espagne affrontait le Chili à 20h30. Rocío voulait absolument assister au match, ainsi que Claudia, qui s'est rabattue sur l'Espagne maintenant que l'Italie a été éliminée.




Regarder le foot au bord de l'Elbe, avec l'Alstadt derrière, c'est tout de même acceptable...


L'écran géant installé dehors.


Mes amies assises dans les estrades. Jodie, l'Américaine, et moi ne sommes pas restées très longtemps devant le match et sommes plutôt allées nous chercher des Bratwürste pour dîner. S'il y a une bien une seule chose que je n'ai pas apprise à aimer en Allemagne, c'est le foot.

Et de ma chambre, les hurlements de joie de la foule lors du match du 23 juin, Allemagne-Ghana, pour vous donner une idée de la ferveur sportive de Dresden.



Ah......... et ils viennent de marquer. 16h20 ici. Les trompettes retentissent et je crois même que j'entends des feux d'artifice... C'est Klose qui a marqué, selon le site de la FIFA. Auf gehts Deutschland !!!

samedi 26 juin 2010

Karstadt & Kaufen Kultur

L'avantage à rester un mois dans une même ville, c'est d'avoir le temps de se balader un peu partout. En temps normal, je me serais sûrement contentée de l'Altstadt et peut-être, d'un tour rapide de la Neustadt, mais jamais n'aurais-je passé du temps du côté de ma résidence (Südvorstadt) et les centres commerciaux des alentours.

J'ai réalisé que je n'avais pas fourni de carte de Dresden, alors voici...



Les étoiles rouges et vertes représentent ma résidence et le Goethe Institut. Vu comme ça, les deux points semblent très éloignés, mais en fait, le trajet de tram dure 20-25 minutes.

Chaque matin, nous passions devant la gare principale, puis Prager Straße, la longue rue piétonnière et commerciale de la ville, et avons éventuellement décidé d'aller y faire un tour.


On peut lire au début de l'allée que Prager Straße a été le lieu de manifestations contre la DDR, vers la fin des années 80. Trente ans plus tard, devenue le haut lieu de la consommation, on peut conclure que c'est le capitalisme qui a remporté la bataille.




N'empêche, la DDR laisse toujours ses traces, comme on peut le voir avec ces blocs-appartements interminables et leur uniformité étourdissante.


L'un des centres commerciaux les plus importants, la Karstadt Warenhaus.




À l'intérieur du centre commercial.


On peut continuer à marcher pour se rendre en quelques minutes jusqu'à la Rathaus et l'Altstadt.


Le UFA-Kristallpalast, un des cinémas du coin.

L'Allemagne grignote mon portefeuille plutôt sournoisement. Je peux difficilement résister : on y vend exactement le genre de trucs qui me plaisent. De plus, je sais pertinemment que Die Bestimmung des Menschen de Fichte que j'achète ici à 6€ serait difficile à trouver au Québec et probablement cher.

Une photo de mes achats :



J'ai donc un livre d'histoire de l'Allemagne pour enfants/adolescents pour pratiquer mon Präteritum; Am kürzeren Ende der Sonnenallee, allant de pair avec le film "Ostalgie" Sonnenallee; un livre d'Erich Kästner, auteur natif de Dresden; un livre de philo que j'aurai à lire l'an prochain en anglais, mais que j'espère un jour pouvoir lire en allemand; un livre avec cent images de la DDR et leur signification; le film Die Bleichtrommel, basé sur le roman de Günter Grass et M le Maudit de Fritz Lang (9,99€ chacun, j'en aurais acheté vingt de plus !).

Argh, le match Allemagne-Angleterre a débuté. Ça risque de hurler du côté de l'Elbe !

Ce soir, l'amie de Claudia nous a obtenu des billets pour Faltstaff de Verdi à un prix modique. J'ai bien hâte de me présenter au Semperoper...

mardi 22 juin 2010

A Night at the Museum

À Dresden, les journées ne se déroulent jamais telles que prévues. Chaque soirée que j'imagine tranquille se termine tard, chaque visite s'avère différente de ce qui était planifié au départ.

Aujourd'hui, Claudia et moi voulions aller voir un film en allemand dans un cinéma près de chez nous. J'avais consulté l'horaire sur Internet, le film était présenté chaque jour à 16h30. Arrivées au cinéma, on nous apprend qu'il l'est, en effet... sauf les mardis ! Dépitées, nous commençons par nous balader sur Prager Straße, la rue très commerciale de Dresden, puis Claudia propose que nous sautions dans le premier tram venu pour partir à l'aventure et, du même souffle, suggère d'aller au zoo. Un tram passe par là, nous courons (ça nous arrive vraiment souvent, de courir après les trams, elle et moi) et hop, quinze minutes plus tard, nous voilà au zoo de Dresden. La visite fut très amusante, surtout si on considère le fait que je n'avais pas mis les pieds dans un zoo depuis au moins une dizaine d'années.

Je n'avais malheureusement pas mon appareil, croyant à tort que je passerais l'après-midi à tenter de comprendre un film sans sous-titres. Claudia a pris une tonne de photos, je les lui emprunterais une fois qu'elle les aura téléchargées sur Facebook.

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Samedi soir, Claudia (toujours elle !) nous avait invités, par le biais de sa Tandem-Partnerin, à la soirée d'ouverture du musée Albertinum, qui renferme la principale collection d'art moderne de la ville. Le musée était fermé depuis 5 ans et avait été grandement endommagé par la crue exceptionnelle de l'Elbe, en 2002. Tous ses sous-sols avaient été inondés et ont donc été rendus inutilisables.

J'étais - avouons-le - très excitée de prendre part à l'Évènement avec un grand É. Je n'ai jamais été invitée et n'ai jamais été présente à aucune (ré)ouverture de musée à Montréal, alors de là m'imaginer le faire à Dresden...!


Dresden de nuit. On peut voir les tentes montées pour l'occasion.

Un mot de passe était requis pour entrer, ce que je trouvais éminemment cool. Une fois à l'intérieur du musée, une flèche nous a indiqué la voie vers le firmament du V.I.P. :





Au début de la soirée, nous avons eu droit à un concert d'un quatuor à cordes, qui jouait de la musique à la fois lyrique et minimaliste (Glass en plus émotif, Arvo Pärt en moins sombre).



*Édit : Ahah ! Une lectrice aux oreilles attentives a trouvé qu'il s'agissait en fait d'une chanson de Kraftwerk, The Model sur l'album The Man Machine. Merci Lau !

Les galeries étaient ouvertes jusqu'à 3h00. Nous en avons donc profité pour visiter le musée (encore une fois, en toute gratuité, héhé) avant qu'il ne soit réellement ouvert au grand public.

Encore une fois, pas moyen de prendre de photos. Une remarque à propos du musée : à la différence de la Gemäldegalerie Alte Meister, on pouvait y respirer ! Les murs blancs, les oeuvres très distancées les unes des autres et la superficie de chaque pièce donnait l'impression tout à fait contraire de celle, suffocante, qu'on trouvait au Zwinger.

Immanquable : la triptyque d'Otto Dix, dépeignant les horreurs de la Première Guerre mondiale. (Un lien vers l'oeuvre ici). Une peinture de Neo Rauch, également, un artiste émergent des dernières années, qui a aussi participé à l'évènement ! Je ne l'ai pas vu moi-même, mais c'est ce qu'on m'a raconté...

Ci-bas, un aperçu des couloirs du musée :


Plus tard, les musiciens ont fait place à deux DJs (féminines !). Nous avons dansé en compagnie d'Allemands de tout âge. L'ambiance était à la fois semblable et dissemblable de celle du Bunte Republik Neustadt. En apparence, on aurait cru que le décor sophistiqué du musée et les invités en complet-cravate n'auraient rien à voir avec la foule bigarrée des rues de l''Äußere Neustadt et pourtant... On trouvait bizarrement la même énergie et la même désinvolture tant chez ce monsieur de 60 ans qui dansait sur Lady Gaga que chez n'importe quel "jeune" fréquentant la BRN.

La piste de danse, du haut des étages supérieurs du musée :



Et nos dernières photos de cette soirée mémorable, avant que nous partions vers 2h00...



Zwinger

Argh ! À partir de demain, le décompte débute et je n'en serai plus qu'à une semaine de cours, puis le dimanche, de retour au Québec... si tôt ! J'étais persuadée que ce mois passerait vite si je me plaisais ici, mais à ce point ! J'ai la triste impression d'avoir fait si peu, d'avoir à peine eu le temps de découvrir la ville et d'avoir amélioré mon allemand. Ce n'est que partie remise, j'imagine.

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Ce samedi matin, Claudia (l'Italienne), Jodie (l'Américaine) et moi avons visité le Zwinger, le palais des rois de Saxe, construit par Auguste II, dit le Fort (August II der Stark).

Grâce à notre carte du Goethe Institut, la visite des trois collections du palais était gratuite. Nous avons donc pu voir la Gemäldegalerie Alte Meister (la Galerie des maîtres anciens), la Rüstkammer (l'arsenal) et la Porzellansammlung (la collection de porcelaine).

Les photos étant interdites, je ne peux pas vous partager la beauté des collections, mais suffit de dire qu'elles sont très bien fournies, la Gemälderiegalerie Alte Meister en particulier. Certaines pièces aux plafonds très hauts étaient écrasantes de par l'opulence des oeuvres qu'elles contenaient. C'est le genre de collection qu'on doit peut-être visiter à petite dose pour prendre le temps de digérer et mieux apprécier tout ce qu'on peut y admirer.

Des photos de la cour intérieure et de l'extérieur du palais :









Aux amateurs d'équitation, on n'a pas le droit de se promener à cheval à l'intérieur du Zwinger. Curieux.



Et pour ceux qui en doutaient (il y a une princesse perse qui s'est plaint de ne pas assez me voir sur les photos !), je suis bien à Dresden et ces photos ne sont pas tirées de Google Image.



Pour finir, des photos des alentours du Zwinger :


Le Semperoper, le célèbre opéra de Dresden. Strauss et Wagner l'ont choisi pour la première de certaines de leurs oeuvres.


On peut également voir la silhouette de l'Hofkirche.

Et si on s'éloigne pour marcher le long de l'Elbe, on aperçoit d'autres emblèmes de la ville.

lundi 21 juin 2010

Les inclassables - Un aparté ludique

Parce que je n'ai pas le temps de rédiger un billet sérieux (pour cause devoirs et rendez-vous à un resto de tapas), un billet avec un série de photos stupides.

À mes lecteurs adultes, n'oubliez pas que je n'ai pas encore passé 20 ans et que je ris encore de blagues à saveur libidineuse ou scatologique.

Alors, en ordre plus ou moins scientifique du "pas pire de bon goût" à "vraiment de mauvais goût"...


Ici, les pubs de cigarettes sont autorisées, mais on n'oublie pas d'écrire que la cigarette peut tuer !


Un resto canadien tout juste à côté de la Frauenkirche. Je me demande comment ils ont réussi à s'installer là.


Admirez les menus avec des loups. Tout pour rendre le Canada moins cliché.


Plus bizarre qu'autre chose...


La figure d'un enfant complètement désacralisée par une substance douteuse. Très triste. Hum.


Trouvé dans la merveilleuse Äußere Neustadt. Je n'ai malheureusement pas eu le plaisir d'aller entendre "The Pussy Gourmets."


Une affiche dans le cadre de la Gay Pride. La couronne phallique m'a laissée pantoise.

Et finalement, la statue du sanglier effectuant ses besoins naturels, à côté du pont qui rejoint l'Altstadt à la Neustadt.


Pas moyen de croire qu'il s'agit en fait de sa queue comme on peut le voir avec ce close-up :


Alors, c'est tout pour le moment. Comment rendre ce blogue ridicule alors qu'il était plus ou moins sérieux et informatif jusqu'ici...