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mercredi 30 juin 2010

Ultimes moments au Schloss Wackerbarth

5h28

Après la montée jusqu'au haut de la Frauenkirche, Mandy nous a laissé une toute dernière recommandation : nous rendre jusqu'à Radebeul, tout à l'ouest de Dresden, pour visiter un vignoble, le Schloss Wackerbarth. Quelle meilleure façon de terminer le voyage qu'en buvant un bon vin ?




À l'entrée de la propriété. Pas moyen de s'y tromper, nous étions au bon endroit.


Le Schloss lui-même, sans doute. Une fête semblait y être donnée. Nous avons demandé aux serveurs, du haut de leur balcon, si nous avions le droit de nous promener à travers le vignoble et s'il nous était aussi possible de boire et de manger.


Un petit pavillon, parallèle au château.


Le but à atteindre, après avoir bu quelques verres de vin sur la terrasse de la Gastehaus.


"Bienvenue au royaume des sens", me disait ma coupe de Sekt Augustus den Starken. J'y ai été très bien accueillie.


Je me demande encore comment j'ai réussi à gravir ces marches sans me casser le cou, surtout mon taux d'alcoolémie. Je tiens à souligner que dans mon cas, deux verres de vin suffisent à me faire flotter sur un petit nuage.

Une autre ascension qui en valait le coup, tout de même. Avec le coucher de soleil, le paysage était magnifique.






Une vidéo pour prouver mes dires.


Nous sommes revenues au centre-ville de Dresden vers 23h00 et avons terminé... dans un McDonald's, mon premier de tout le voyage consommé mon dernier soir ! Il faut alterner entre le fancy et le crasse, parfois...

C'est avec cette dernière aventure que j'achève, peut-être précipitamment, les billets décrivant mon parcours journalier à Dresden. Ne reste plus qu'une petite conclusion.

Semperoper & Falstaff

4h49
Dimanche, une autre grande soirée qui nous attendait au Semperoper, l'opéra de Dresden. Mandy, la Tandem-Partnerin de Claudia, nous avait obtenu des billets pour seulement 11€ dans la troisième rangée au centre. Lorsqu'une salle n'est pas pleine, de telles offres sont parfois possibles et elles sont souvent offertes à certaines compagnies, dont celles pour laquelle Mandy travaille.

L'opéra, comme la plupart des bâtiments de l'Alstadt, a été détruit pendant les bombardements de la Seconde Guerre mondiale, puis rebâti aussi fidèlement que possible. À savoir, il n'en était pas à sa première mais plutôt à sa troisième destruction !


La météo était radieuse et elle l'est demeurée cette semaine.


L'entrée, flanquée par des statues de Goethe et Schiller.




L'orchestre s'accorde avant le début de Falstaff, l'ultime opéra de Verdi. Sans m'appeler Claude Gingras (lire ici : être une grande critique de musique classique), je crois que l'opéra était de grande qualité, tant du côté de la mise en scène que de la musique elle-même. Maestri, dans le rôle de Falstaff, était très charismatique et l'orchestre était irréprochable, à mon sens.

L'histoire avait été transposée au XIXe siècle et l'effet était bien réussi. J'ai beaucoup aimé leurs trouvailles pour les costumes et les décors, en particulier la scène dans la forêt (des câbles pendaient sur scène en guise d'arbres et une échelle s'élevait au centre, puis les câbles s'élevaient à leur tour et montaient une toile qui devenait alors le feuillage des arbres).


Pendant l'entracte, nous sommes allées sur le balcon pour prendre un peu d'air frais et pour voir le reste de l'opéra, tout aussi beau que la salle elle-même.

Sächsische Schweiz & Bastei

2h33
Je viens de passer une heure horrible et ai commis une véritable hécatombe. J'avais laissé la fenêtre ouverte pour aérer ma chambre, mais avais tiré le rideau en espérant que cela empêche les insectes d'entrer. Au retour, je ne sais pas si c'est parce que j'ai laissé la lumière et la fenêtre ouvertes en même temps ou bien, si le mal était déjà fait, mais des dizaines de petits moustiques étaient entrés dans ma chambre.

Ce ne serait, à la limite, pas si mal, si ce n'était de l'énorme moustique de cinq centimètres qui se balade à travers la chambre. Je ne sais pas si j'ai réussi à vaincre mon ennemi juré; il a feint la mort tout à l'heure en demeurant immobile sur le néon devant mon ordinateur, puis a repris vie une dizaine de minutes plus tard. Je l'ai pourchassé et ne l'ai pas revu depuis une bonne demi-heure, mais n'ayant pas découvert son cadavre, je crains qu'il ne soit encore vivant.

Le tout me rend un peu parano. J'ai toujours l'impression qu'un insecte me frôle le bras ou les jambes. J'ai l'impression d'être une droguée qui hallucine des insectes sur son corps. Heureusement que j'avais déjà projeté de ne pas trop dormir cette nuit...

§§§§§


Samedi dernier, le 26, excursion d'un tout autre genre en Suisse saxonne, une région au sud-est de Dresden, tout près de la frontière tchèque. Notre but : monter jusqu'au Bastei (le Bastion), une petite montagne qui surplombe la vallée de l'Elbe.

(AH, ÇA Y EST ! Je crois que je l'ai eu... J'étais sortie deux minutes pour coller un mot sur la porte de Claudia et le fourbe en a profité pour sortir de sa tanière. Il se promenait contre le mur et je lui ai donné deux bons coups de serviette qui l'ont assommé. Puis, il est tombé sur le tapis, j'aurais pu le perdre de vue comme le tapis est noir, mais je l'ai aperçu par terre et ai employé mes implacables Doc Martens. Espérons maintenant que ce n'était pas un autre de ses compagnons et que j'ai bien tué la plus grosse des créatures qui ont envahi ma chambre.)


La Hauptbahnhof-Neustadt. Nous y étions allés pour l'excursion à Leipzig.


Achat de pâtisseries pour le déjeuner et le dîner, avant le départ. Une des choses qui me manquera certainement beaucoup, une fois que je serai loin de l'Allemagne.


L'intérieur du train, qui était d'ailleurs très confortable.


La manufacture de cigarette Yenidze avec son architecture rappelant celle d'une mosquée.


L'arrivée au village tout près de la Bastei. On se croirait dans un western allemand (si ça existe !), avec cette gare vide.

Les villages du coin sont tous des villages parfaits. Claudia les appelait "Pleasantville" et elle n'avait pas tort.







L'homme-pretzel !


Sur le chemin du Bastei...


Une des maisons avait drôlement décoré son jardin.


En route vers le sommet. La montée a duré environ une heure et demi et la descente une demi-heure.


Et le panorama en lui-même. Certains le méritent vraiment en effectuant l'ascension de la montagne, d'autres pas du tout en s'y rendant en voiture. On est d'ailleurs surpris, après une heure et demi de marche, d'aboutir sur des hôtels, des restos et les éternels Biergarten, une fois arrivé au sommet.

Un vidéo rend encore mieux la vue :



Le pont qu'on a construit pour permettre aux touristes de se balader d'un rocher du "bastion" naturel à l'autre.


Le chemin du retour, de l'autre versant du Bastei.


Pleasantville nous accueille au bas de la montagne. On se serait réellement cru dans un film.


Le traversier qui nous permet de retourner sur la rive du train. Nous y récupérons une des élèves de l'Institut qui était tombée au tout début de l'excursion et s'était ouvert la cuisse. Nous avons fait demi-tour pour s'assurer qu'elle recevrait les soins nécessaires.

Toutes mes excuses si les commentaires sont parfois un peu brefs. Il est trois heures du matin et je continue à chasser les moustiques.

dimanche 27 juin 2010

La WM sur le bord de l'Elbe

Un petit billet sur le thème de la Coupe du Monde (Weltmeisterschaft). Je suis tout sauf sportive et je ne m'y connais aucunement en foot, mais l'ambiance ici est électrique et je deviens la supporter de facto des pays de mes amis.

Vendredi dernier, le 25 juin, l'Espagne affrontait le Chili à 20h30. Rocío voulait absolument assister au match, ainsi que Claudia, qui s'est rabattue sur l'Espagne maintenant que l'Italie a été éliminée.




Regarder le foot au bord de l'Elbe, avec l'Alstadt derrière, c'est tout de même acceptable...


L'écran géant installé dehors.


Mes amies assises dans les estrades. Jodie, l'Américaine, et moi ne sommes pas restées très longtemps devant le match et sommes plutôt allées nous chercher des Bratwürste pour dîner. S'il y a une bien une seule chose que je n'ai pas apprise à aimer en Allemagne, c'est le foot.

Et de ma chambre, les hurlements de joie de la foule lors du match du 23 juin, Allemagne-Ghana, pour vous donner une idée de la ferveur sportive de Dresden.



Ah......... et ils viennent de marquer. 16h20 ici. Les trompettes retentissent et je crois même que j'entends des feux d'artifice... C'est Klose qui a marqué, selon le site de la FIFA. Auf gehts Deutschland !!!

dimanche 20 juin 2010

L'Äußere Neustadt & Bunte Republik Neustadt

13h48

Je vous fais part de ma tentative tout à fait manquée de me préparer une soupe. Si vous pensiez qu'il était impossible de rater une soupe en sachet, détrompez-vous, car je l'ai fait.

Naïve que je suis, j'ai cru qu'on pouvait sans doute se contenter de balancer le contenu du sac dans le chaudron et ensuite faire bouillir le tout. Je reviens voir mon futur dîner après quelques minutes et découvre que la poudre a collé au fond et est devenue une affreuse croûte et que bon, j'aurais dû mieux jauger la quantité d'eau exigée (ils en voulaient 3/4 litres, j'ai essentiellement rempli le chaudron d'eau en me disant que ce serait suffisant). J'ai fini par jeter le tout, décrasser le fond de mon chaudron et m'en tenir aux pâtes qui elles, à défaut d'être originales, ne me déçoivent jamais.

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Cet épisode culinaire mis de côté, je tenais à présenter mon coin de la ville préféré, l'Äußere Neustadt, qui débute environ au nord-est d'Albertplatz, l'endroit où se croisent plusieurs des trams de la ville.

Le quartier est très différent de l'Altstadt. On y trouve moins de touristes, beaucoup de jeunes ainsi que des boutiques, des bars et des restos pas chers et très bons !

Côté anecdotes, c'est dans ce quartier que nous passons le plus clair de notre temps en-dehors des cours, alors elles sont sans doute trop nombreuses pour être énumérées.


Elle a l'air sage, comme ça, l'Äußere Neustadt, mais ce n'est pas tout à fait le cas.

Les flyers et les graffitis décorent le quartier, ils en sont une partie intégrante et je suis sûre que sans eux, Äußere Neustadt perdrait de son charme.






Les commerces s'y mettent aussi, comme on peut le voir avec ce bar, cette auberge et ce magasin de disques.







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Ce week-end, nous avons pu participer au festival de la Bunte Republik Neustadt (la république colorée de Neustadt, jeu de mots sur "Bundesrepublik" ou "république fédérale"). L'évènement a débuté en 1990 et consiste en une fête dans les rues de la ville. Les nombreux bars et restaurants en profitent pour installer des stands et c'est à celui qui vendra le plus de Pils ou de Wurst aux passants. On peut assister à des concerts sur différentes scènes ou bien danser au rythme de la musique que plusieurs bars ou DJs improvisés offrent à la foule. Le festival a attiré 150 000 visiteurs en 2006 et à en juger par notre expérience des deux derniers jours, la BRN est très, très populaire !



L'entrée de l'Alaunstraße, qui formait un entonnoir en raison du barrage policier. On ne se faisait toutefois pas fouiller et je n'ai vu qu'un garçon s'expliquer avec un policier, en tenant un sac de tabac à rouler dans la main. Comme c'est triste, ne pas avoir dix-huit ans.



Cette fois-ci, des photos ne suffiraient pas seulement à rendre l'atmosphère de la BNR, alors quelques vidéos qui vous donneront une idée de comment les gens font la fête à Dresden...


Dans celui-ci, on peut voir qu'avancer le long d'Alaunstraße n'est pas de tout repos. La rue est habituellement plutôt large, mais avec la foule réunie pour le festival, impossible de marcher sans jouer du coude.

Remarque à ce propos : les Allemands sont réellement grands, ce n'est pas un cliché. Je me suis rarement sentie aussi petite et menue que dans la foule du BNR...


On entend de tout au BNR, du groupe punk du Biergarten au Europop, de l'électro allemand en passant par le hip hop. Dans ce cas-ci, nous étions près du bar gay "Boys" et pour moi, il gagne la palme pour la musique qui donne envie de danser. Je n'ai pas encore trouvé le titre du succès (ce devait en être un, tout le monde chantait les paroles en coeur sauf nous, ignorantes touristes) qui nous a fait danser, mais dans le refrain, on entend toujours "Disko, Disko, ling ling ling ling". Oui, très recherché !

Édit : Je viens de retrouver le vidéo en cherchant les mots-clés "Disko Disko Ling Ling Ling." Pourquoi est-ce que je m'entêtais à chercher avec des concepts compliqués comme "Disko Lied Deutsch" ?!

Pour de la beauté pure : Disco Pogo klinge klinge ling


Mon premier show authentique de garage rock... dans un vrai garage ! On peut voir la foule head-banger à l'unisson et un pit s'était formé près du band.

Le meilleur de la Bunte Republik Neustadt ? La variété, d'abord. On peut manger une assiette de mets indiens comme des spécialités allemandes; on peut entendre n'importe quel genre de musique; croiser des gens très différents aussi, des punks aux mohawks impressionnants aux types classiques jeans/T-shirt.

L'autre chose qui rend la BNR tellement géniale, c'est sa liberté. On peut s'arrêter pour manger, boire et surtout danser comme on veut. L'ambiance est festive et décontractée, on ne s'est pas fait écoeurer par qui que ce soit (à part un ou deux attouchements indésirables), il y a des gens qui s'improvisent DJs sur le balcon de leur appartement... Quand on marche dans les rues de Dresden, le soir de la BNR, on sent qu'il y a quelque chose dans l'air.

Je ne sais pas si je dois tout ça au fait d'avoir 20 ans et d'être en voyage dans un pays étranger, toute seule pour la première fois, mais il me semble que les gens ici savent faire la fête et ce, de la meilleure des façons : sans prétention, pour le seul plaisir de s'amuser.

J'en discutais avec Mandy, la Tandem-Partnerin de Claudia, qui me faisait part que ses amis de München (Munich) en visite à Dresden pendant la BNR avaient été impressionnés par le festival et lui avaient dit qu'une telle chose ne pourrait pas être possible à München. Je ne peux pas en juger moi-même, n'ayant pas passé autant de temps à München qu'à Dresden. Chose certaine, on ne s'ennuie jamais à Dresden.