Je vous fais part de ma tentative tout à fait manquée de me préparer une soupe. Si vous pensiez qu'il était impossible de rater une soupe en sachet, détrompez-vous, car je l'ai fait.
Naïve que je suis, j'ai cru qu'on pouvait sans doute se contenter de balancer le contenu du sac dans le chaudron et ensuite faire bouillir le tout. Je reviens voir mon futur dîner après quelques minutes et découvre que la poudre a collé au fond et est devenue une affreuse croûte et que bon, j'aurais dû mieux jauger la quantité d'eau exigée (ils en voulaient 3/4 litres, j'ai essentiellement rempli le chaudron d'eau en me disant que ce serait suffisant). J'ai fini par jeter le tout, décrasser le fond de mon chaudron et m'en tenir aux pâtes qui elles, à défaut d'être originales, ne me déçoivent jamais.
Cet épisode culinaire mis de côté, je tenais à présenter mon coin de la ville préféré, l'Äußere Neustadt, qui débute environ au nord-est d'Albertplatz, l'endroit où se croisent plusieurs des trams de la ville.
Le quartier est très différent de l'Altstadt. On y trouve moins de touristes, beaucoup de jeunes ainsi que des boutiques, des bars et des restos pas chers et très bons !
Côté anecdotes, c'est dans ce quartier que nous passons le plus clair de notre temps en-dehors des cours, alors elles sont sans doute trop nombreuses pour être énumérées.
Elle a l'air sage, comme ça, l'Äußere Neustadt, mais ce n'est pas tout à fait le cas.
Les flyers et les graffitis décorent le quartier, ils en sont une partie intégrante et je suis sûre que sans eux, Äußere Neustadt perdrait de son charme.
Les commerces s'y mettent aussi, comme on peut le voir avec ce bar, cette auberge et ce magasin de disques.
Ce week-end, nous avons pu participer au festival de la Bunte Republik Neustadt (la république colorée de Neustadt, jeu de mots sur "Bundesrepublik" ou "république fédérale"). L'évènement a débuté en 1990 et consiste en une fête dans les rues de la ville. Les nombreux bars et restaurants en profitent pour installer des stands et c'est à celui qui vendra le plus de Pils ou de Wurst aux passants. On peut assister à des concerts sur différentes scènes ou bien danser au rythme de la musique que plusieurs bars ou DJs improvisés offrent à la foule. Le festival a attiré 150 000 visiteurs en 2006 et à en juger par notre expérience des deux derniers jours, la BRN est très, très populaire !
L'entrée de l'Alaunstraße, qui formait un entonnoir en raison du barrage policier. On ne se faisait toutefois pas fouiller et je n'ai vu qu'un garçon s'expliquer avec un policier, en tenant un sac de tabac à rouler dans la main. Comme c'est triste, ne pas avoir dix-huit ans.
Cette fois-ci, des photos ne suffiraient pas seulement à rendre l'atmosphère de la BNR, alors quelques vidéos qui vous donneront une idée de comment les gens font la fête à Dresden...
Dans celui-ci, on peut voir qu'avancer le long d'Alaunstraße n'est pas de tout repos. La rue est habituellement plutôt large, mais avec la foule réunie pour le festival, impossible de marcher sans jouer du coude.
Remarque à ce propos : les Allemands sont réellement grands, ce n'est pas un cliché. Je me suis rarement sentie aussi petite et menue que dans la foule du BNR...
On entend de tout au BNR, du groupe punk du Biergarten au Europop, de l'électro allemand en passant par le hip hop. Dans ce cas-ci, nous étions près du bar gay "Boys" et pour moi, il gagne la palme pour la musique qui donne envie de danser. Je n'ai pas encore trouvé le titre du succès (ce devait en être un, tout le monde chantait les paroles en coeur sauf nous, ignorantes touristes) qui nous a fait danser, mais dans le refrain, on entend toujours "Disko, Disko, ling ling ling ling". Oui, très recherché !
Édit : Je viens de retrouver le vidéo en cherchant les mots-clés "Disko Disko Ling Ling Ling." Pourquoi est-ce que je m'entêtais à chercher avec des concepts compliqués comme "Disko Lied Deutsch" ?!
Pour de la beauté pure : Disco Pogo klinge klinge ling
Mon premier show authentique de garage rock... dans un vrai garage ! On peut voir la foule head-banger à l'unisson et un pit s'était formé près du band.
Le meilleur de la Bunte Republik Neustadt ? La variété, d'abord. On peut manger une assiette de mets indiens comme des spécialités allemandes; on peut entendre n'importe quel genre de musique; croiser des gens très différents aussi, des punks aux mohawks impressionnants aux types classiques jeans/T-shirt.
L'autre chose qui rend la BNR tellement géniale, c'est sa liberté. On peut s'arrêter pour manger, boire et surtout danser comme on veut. L'ambiance est festive et décontractée, on ne s'est pas fait écoeurer par qui que ce soit (à part un ou deux attouchements indésirables), il y a des gens qui s'improvisent DJs sur le balcon de leur appartement... Quand on marche dans les rues de Dresden, le soir de la BNR, on sent qu'il y a quelque chose dans l'air.
Je ne sais pas si je dois tout ça au fait d'avoir 20 ans et d'être en voyage dans un pays étranger, toute seule pour la première fois, mais il me semble que les gens ici savent faire la fête et ce, de la meilleure des façons : sans prétention, pour le seul plaisir de s'amuser.
J'en discutais avec Mandy, la Tandem-Partnerin de Claudia, qui me faisait part que ses amis de München (Munich) en visite à Dresden pendant la BNR avaient été impressionnés par le festival et lui avaient dit qu'une telle chose ne pourrait pas être possible à München. Je ne peux pas en juger moi-même, n'ayant pas passé autant de temps à München qu'à Dresden. Chose certaine, on ne s'ennuie jamais à Dresden.

Foutu Lochin! T'as raté une soupe en enveloppe?!?!?!? C'est.... c'est impossible!
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