Une tournée de billets avant mon départ, puisque dès demain, je quitte Dresden et irai passer quelques jours à Berlin en compagnie de mes parents. Retour prévu ce dimanche, à moins d'une catastrophe majeure !
N'étant pas certaine que j'aurai accès à une connexion comme celle de ma résidence et sachant qu'écrire des billets une fois à mon retour serait différent, je préfère passer la nuit à bosser sur ce blogue, quitte à ne pas aller au lit. Je pourrai ainsi savourer mes dernières 24 heures à Dresden !
Vendredi dernier, le 25 juin, visite du musée d'histoire militaire de Dresden. Encore une fois, un guide nous accompagne et le prix d'entrée, grâce à notre carte du Goethe Institut, est ridicule (2€).
Le musée est située sur la Stauffenbergsallee, qui porte le nom de celui qui tenta d'assassiner Hitler. Je me devais de prendre le nom de l'allée en photo, parce que mon professeur de First et Second World War, Pr. Hoffmann, a consacré une bonne partie de sa carrière académique à Stauffenberg. Il a notamment été consultant historique pour le film Valkyrie, avec Tom Cruise dans le rôle-titre, qui relate les circonstances de la tentative d'assassinat.
Le musée toujours en construction, avec à gauche, son aile moderne. L'angle que le pavillon moderne délimite les endroits où les Alliés ont laissé tomber des bombes de lumière, de manière à démarquer la zone à bombarder.
À l'intérieur du musée, des avions comme des sous-marins, des costumes du début du XIXe siècle aux soldats contemporains.
Le début de la seconde section de l'exposition, qui s'attardait à l'Après-guerre jusqu'à aujourd'hui. Le musée était divisé en deux, ouest et est, évidemment. On voiti ici une vitrine avec des reliques de la Seconde Guerre mondiale et du Troisième Reich déchu.
Une affiche des Alliés, sur laquelle on peut lire "Nuremberg Coupable !". La guide nous a raconté une anecdote intéressante : pour être certain que le message soit bien diffusé, de telles affiches étaient utilisées comme papier d'emballage chez le boucher, par exemple.
Le dépôt du musée, auquel on n'a accès qu'avec une visite guidée.
Un des moments forts de la visite : un morceau du mur de Berlin du côté de l'Est. On peut y voir la Statue de la Liberté transportée par un bulldozer.
L'anecdote la plus intéressante à mon avis : la guide nous a expliqué combien les dirigeants de la DDR clamaient défendre les Allemands de l'Est contre les fascistes de l'Ouest en construisant le Mur. Toutefois, quand on observe la fondation du mur, on s'aperçoit que la base du côté de l'Est est allongée de telle façon qu'un Panzer (un tank) éprouverait plus de difficulté à démolir le mur... en provenance de l'Est ! Défendre les Allemands contre les fascistes ? Plutôt les tenir en cage !
Une affiche de propagande à mourir de rire. Traduction : "J. W. Staline, le chef/guide et l'enseignant/pédagogue de l'humanité dans le combat pour la paix, la démocratie et le socialisme." Un joli condensé d'humour (noir).
Nous avons poursuivi notre promenade à travers d'autres quartiers de la ville. Jodie l'Américaine, au cours de ses explorations solitaires de Dresden, était tombée sur un cimetière et voulait que nous en fassions la visite. Après un musée militaire, l'idée était probablement logique.
Arrêt dans une église qui, au contraire de la Frauenkirche, n'a pas bénéficié d'efforts de reconstruction. Elle n'en était pas moins jolie.
Le cimetière que nous avons pu visiter (un autre, très joli, semblait fermé au public) était très intéressant. J'ai pu constater énormément de décès entre 1935 et 1950, l'avant et l'après-guerre.
Il y avait des énormes tombes familiales telles que celle-ci :
Le cimetière était très bien entretenu. Nous avons croisé plusieurs personnes venues rendre leur hommage ou bien planter de nouvelles fleurs (quoique l'un ne vas pas sans l'autre...).
Une tombe intéressante d'un point de vue historique : deux fils morts sur le champ de bataille de la Première Guerre mondiale.

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