Chers lecteurs, plus nombreux que prévu,
Toutes mes excuses pour ce silence de quelques jours. Les journées sont longues et les nuits sont courtes (non pas à Winnipeg, mais bien…) à Dresden et je n’ai pas toujours le temps de rédiger des billets régulièrement !
Pour me faire pardonner, une kyrielle d’anecdotes ainsi que mes péripéties des derniers jours, afin de vous faire découvrir d’autres parties de Dresden et de la Saxe.
Vendredi dernier, Claudia a eu la bonne idée de nous emmener au Großer Garten, à quelques stations de tram de notre résidence.
Armées de chips et de sangria, nous avons pique-niqué dans l’herbe, devant le Sommerpalais (Palais d’été).
Un concert de Schumann était donné, dans le cadre du Schumann Fest. Une certaine personne fort calée en musique nous rappelle que nous (bon, « nous » est un grand mot !) avons célébré les 200 ans de Schumann, le 8 juin dernier.
Nous n’avons pu entrer puisque le concert avait déjà débuté, mais les fenêtres étaient ouvertes et nous avons pu entendre la musique. À l’arrière du palais, la silhouette du chef d’orchestre se profilait dans la fenêtre centrale, en contre-jour avec le coucher de soleil. Ce fut tout un moment !
La soirée s’est terminée dans un Biergarten, au détour du lac aux cygnes s’étendant derrière le palais. Schnitzels au menu, comme toujours !
Ce dimanche, Claudia et moi avons invité quelques-uns de nos collègues de classe à déjeuner.
Voyez comment on transforme une chambre de résidences en salle à manger…
J’ai laissé la cuisine entre les mains plus expertes de Claudia, mais j’ai tout de même aidé à faire le service et à laver la vaisselle pour excuser mon incompétence.
Plus tard, nous sommes partis prendre un café à Albertplatz et avons passé du temps au marché aux puces de passage. On pouvait y trouver des trésors du kitsch (des petits chiens de faïence comme vous n’en aurez jamais vus !) comme de véritables trouvailles, dont un album-souvenir des Jeux Olympiques de Berlin 1936 avec la photo d’Hitler en seconde page. J’ai failli craquer pour un livre illustré de l’Histoire allemande, datant de 1932, mais je n’avais plus assez d’argent liquide et le Bankautomat refusait ma carte canadienne.
J’ai cependant fait l’acquisition de ces souvenirs de la DDR, qui viendront rejoindre ma collection de reliques historiques.
On voit à gauche une épingle soulignant les 30 ans de la DDR, une médaille décernée aux hommes les plus méritants de la milice (selon ce que m’a expliqué le vendeur) et l’insigne agrafé à la casquette des officiers de la police.
Le livre Kennst Du die Welt ? (Connais-tu le monde ?), datant de 1956, m’a été offert par un autre vendeur, apparemment très heureux que des jeunes filles apprennent l’allemand. (Ça pourra être un spécial Génies en Herbe - Back in 1956 !)
À ce propos, les habitants de Dresden sont extrêmement sympathiques. Il s’agit peut-être du fait que je me donne la peine de leur adresser la parole en allemand, dans tous les cas, je trouve la plupart d’entre eux très serviables et compréhensifs. Une dame au Konzum (un supermarché) a par exemple pris la peine de venir avec moi pour me montrer comment fonctionne la consigne et chacune des préposées des Bäckereien (boulangeries) à qui j’ai eu affaire étaient on ne peut plus courtoises.
D’autres merveilles du Flohmarkt…
Ça m’a rappelé celle qu’utilise l’agent de la Stasi incarné par Ulrich Mühe, au début du film Das Lebens der Anderen (La vie des autres).
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Hier soir, soit lundi, une soirée mouvementée alors que nous nous sommes réunis pour assister au match Italie-Paraguay à la Vecchia Napoli. L’affrontement s’est terminé 1-1, au grand dam de Claudia.
Pour ceux qui ne suivent pas du tout la WM (Weltmeisterschaft), l’Allemagne a gagné 4-0 contre l’Australie, ce dimanche. Un véritable massacre. De ma chambre, j’entendais la foule rassemblée au bord de l’Elbe hurler à chacun des buts de la Mannschaft.
Nouvelles ménagères : je suis devenue experte en matière de pâtes. Dépourvue de passoire, je maîtrise désormais la célèbre technique du « versons l’eau dans le lavabo, en tenant savamment le couvercle du chaudron pour empêcher les pâtes de s’échapper. » Jusqu’à aujourd’hui, je détiens une moyenne de 1,25 pâte perdue. Je n’en suis peut-être pas encore à l’étape de préparer mes propres sauces, mais j’arrive au moins à cuisiner assez pour me tenir en vie.
J’ai de plus procédé à ma première lessive ce jour-même. J’avoue une chose : j’étais accompagnée de Claudia et nous avons uni nos forces pour une brassée plus substantielle. À 2,10€ de la lessive, nous n’avons pas été ruinées.
Ce samedi, une excursion à Moritzburg est prévue, mais je ne m’y suis pas encore inscrite. D’autres collègues de classe, qui habitent Dresden depuis quelques mois déjà, nous ont fait part qu’on pouvait se passer de cette visite. Aux connaisseurs, voir Moritzburg est-il essentiel ?
À venir, des photos du Goethe Institut de Dresden, celles de mon excursion dans la ville de Leipzig et de nouvelles anecdotes. Pour plus de photos avec des gens, des vrais, donc pour ceux qui trouvent ennuyeuses mes photos de touristes sans êtres humains, il faut aller sur Facebook.
Je vous quitte sur cette vision poétique de montgolfières dans le ciel de Dresden. J’ai même vu un ballon-dirigeable alors que je passais le pont entre l’Altstadt et la Neustadt, hier matin. J’ai tout de suite pensé à 99 Luftballons…
Hast du etwas Zeit für mich, dann singe ich ein Lied für dich…

Tralalaaaa~
RépondreSupprimerPromis, je suis ton blog note à note, mais je ne laisse pas de commentaires généralement (trop crevée/stressée because exam vendredi)... Quoi qu'il en soit, je suis heureuse de voir que tu profites bien de ton séjour en Allemagne, tu avais tellement envie de retourner en Europe ! XD
Tu collectionnes les reliques historiques d'une époque précise, au fait ?
Wow, pique-nique devant le Palais d'été: ça fait des souvenirs impérissables, on dirait.
RépondreSupprimerLe déjeuner entre collègues de classe aussi ça me parait très plaisant. Bravo pour les idées!
Haha, fais-toi en pas pour la cuisine, tu apprends ''the hard way'' mais tu verras, ça va te rendre super créative!
J'aime cuisiner mais au Japon, je devais travailler avec euh... des matériaux (ingrédients) inconnus, et avec une batterie de cuisine très réduite. En plus, le supermarché le plus près de mon appartement ne vendait qu'en format familial...
Je te l'avais peut-être déjà dit mais suite à mon achat d'un sac de crevettes dont j'avais un peu sous-estimé la quantité, j'ai mangé des trucs aux crevettes pour plus d'une semaine, et ce matin-midi-soir (oui, le matin c'était des sandwich aux crevettes!).
J'imagine que de ton bord, c'est le festival des pâtes à la sauce tomate?