Un billet pour parler d’un peu tout et n’importe quoi…
D’abord, le système de transport en commun de Dresden me paraît très bien organisé. On peut prendre le bus ou le tramway (die Straßenbahn), ainsi que le train ou même le bateau, si on a envie de faire une petite croisière sur l’Elbe. Pour donner une idée de la fréquence des transports, quand je marche dans la rue, il ne passe pas une minute sans que je n’aperçoive la couleur jaune d’un tram ou d’un bus.
Au sujet du système d’honneur, mentionné dans un précédent billet, un contrôleur a jeté un coup d’œil à ma Monatskarte (carte du mois, 47€) ce matin. C’était un homme assez jeune, entre 25-30 ans, qui était habillé comme tout le monde. Hier, Claudia, ma voisine italienne, a eu droit à une vieille dame. Le contrôle se fait assez rapidement, le fonctionnaire nous montre sa carte, on lui montre la nôtre en retour et c’est terminé. Bon, la procédure se complique sans doute si on est pincé sans billet ni carte, mais je n’enfreindrai pas la loi allemande dans le seul but de raconter mon expérience dans ce blogue.
L’arrêt à ma station, Haltestelle Reichenbachstraße.
Le tram qui se montre le bout du nez, à 7h42 pile.
L’intérieur d’un tram.
Des panneaux électroniques qui affichent les prochains arrêts.
Pour continuer dans le thème des transports, les gens circulent beaucoup à vélo en Allemagne. Je n’ai pas vu de système à la Bixi, mais il est sûrement possible d’en louer. Un responsable du Goethe Institut de Montréal m’a conseillé de le faire et d’aller me balader dans les environs de Dresden. (Je vous entends d’ici rire de ma gueule. Non, je n’irai pas faire de balade en vélo, mais j’en glisse un mot dans l’éventualité où ça intéresserait de futurs voyageurs.)
Les pistes cyclables sont prises très au sérieux ici et les cyclistes n’ont pas besoin de jouer aux terroristes/casse-cous de la route comme à Montréal, parce qu’ils ont des droits et les font respecter. Les pistes sont délimitées par des briques d’une couleur différente sur le trottoir plutôt que des blocs de béton (c’est du béton, Anna ? Ou bien du ciment ? Ou il n’y a pas de différence ?) et pas de signes indiquant un petit bonhomme à vélo. Il faut comprendre tacitement qu’on ne doit pas se tenir dans l’espace réservé aux cyclistes.
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En Allemagne, comme au Québec, fumer est désormais interdit dans des endroits publics. On peut néanmoins acheter des cigarettes dans des machines telles que celle-ci…
N’ayez crainte, lobbys anti-tabac, une fois les euros insérés dans la distributrice, le paquet de clopes ne nous est pas livré comme des bonbons. On doit donner une preuve qu’on peut légalement acheter notre paquet en insérant aussi une carte à puce, la carte de crédit, par exemple, qui révèle notre âge.
J’ajouterais que contrairement au Québec, les paquets dans les supermarchés ou ailleurs ne sont pas dissimulés derrière des (affreux) panneaux métalliques gris et qu’on peut boire dans la rue sans aucun problème. J’en connais qui n’auraient pas besoin de commettre leur méfait en versant leur alcool dans des thermos à café, hum hum…
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Le coût de la ville n’est pas terriblement cher. J’avoue que je m’attendais à un krach boursier personnel, mais pour vous donner quelques exemples, une bouteille de shampoing Garnier était 1,75€, un verre de taille très honorable de Long Island Ice Tea, 3,80€, un sac de tortellinis, 0,89€. Jusqu’ici, mon repas le plus cher était de 10€ pour une pizza de largeur, disons, medium et un cocktail dans lequel on n’avait pas lésiné sur la vodka ni le gin.
Évidemment, à la longue, manger constamment au resto, même si on demeure dans une gamme de prix pas très élevée, peut faire très mal au portefeuille. Il faut également prendre en compte le fait que les prix sont en euros et non pas en dollars canadiens. Malgré tout, je suis agréablement surprise par le coût de la vie ici. Je m’abstiens toutefois de déclarer que l’Allemagne en entière est le paradis des étudiants et de ceux qui souhaitent économiser, parce que le contexte de Dresden n’est peut-être pas le même que celui de München (Munich) ou Hamburg.
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Côté météo, il fait étonnamment beau et chaud, principalement du soleil depuis mon arrivée lundi matin, bien que le ciel soit parfois obscurci par « quelques passages nuageux » comme dirait Miss Météo. Il a plu légèrement hier et un orage a éclaté pendant la nuit. Aujourd’hui, la température a atteint les 30 degrés et je crois bien qu’il en sera de même demain. Ce n’est par contre pas nécessairement la météo à laquelle on doit s’attendre si on voyage en Allemagne. Comme celle du Québec, elle est relativement changeante, plus continentale que celle, océanique, de pays comme la Belgique ou les Pays-Bas mais pas non plus méditerranéenne comme l’Italie ou l’Espagne. Les averses sont fréquentes et j’ai lu dans certains guides que les mois de juillet et août sont les plus pluvieux.
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Ce soir, une Stammtisch organisée par l’Institut; j’y serai en compagnie de Claudia et d’autres étudiants de la classe. Pour les non-initiés, une Stammtisch est tout simplement un « get together » entre amis, connaissances, collègues, personnes qui partagent un même intérêt, etc. Ils se rencontrent dans un restaurant précis, un jour donné, et une table leur est réservée. Herr Shewan, mon prof du GI de Montréal, nous a raconté que dans certains restaurants de l’Allemagne, la tradition est si bien ancrée que les tables portent le nom des habitués et qu’il est très impoli, voire impossible de s’asseoir à une Stammtisch. Il en existe à Montréal, dont une plutôt non-officielle créée par un certain groupe du Goethe Institut, qui se réunit tous les mercredis soirs…
À venir, des photos du Goethe Institut de Dresden, de l’Altstadt (la vieille ville) et de ses attractions, de la Neustadt (la nouvelle ville) et de l’Äußere Neustadt (je n’arrive pas à traduire autrement que « the outer new town »).
N'hésitez pas, si vous avez des questions particulières ou des demandes spéciales (tant que ça ne me demande pas de monter sur le clocher d'une église) !
Je termine avec ce graffiti que j'ai trouvé plutôt insolite :
À quoi pensaient les gens soûls qui ont fait ce graffiti ? Je reformule ma question : arrive--t-il seulement à des gens soûls de penser ?

Oui du béton. Pour les non-connaisseurs: le béton peu être comparé à un gâteau où le ciment c'est la farine. :)
RépondreSupprimerCe graffiti c'est moi qui l'ai fait, en tenant un petit thermos dans l'autre main.
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